09.12.2008
Compte-rendu du CN du 6 décembre
Compte rendu du Conseil National du 6 décembre
Par Christian Delom Conseiller National d’Ile de France
Un conseil studieux et attentif avec un ordre du jour bien rempli a permis aux conseillers nationaux de jouer pleinement leur rôle, apporter des éléments d’analyses, nourrir la réflexion et prendre des décisions statutaires.
Calendrier de préparation pour les élections européennes
Le Conseil national a confié à Jean-Marie Vanlerenberghe la présidence du groupe de travail chargé de préparer les élections européennes, par délégation du Bureau exécutif.
Il a également adopté le calendrier de préparation pour les élections européennes suivant :
- 6 décembre 2008, appel à candidatures auprès des adhérents du Mouvement Démocrate
- 31 décembre 2008, clôture de l’appel à candidatures
- 13 et 20 janvier 2009, examen par le Bureau exécutif du rapport du groupe de travail sur le profil des candidatures et les propositions de listes
- 24-28 janvier 2009, consultation des adhérents par Internet
- 3 février 2009, validation de la consultation par la commission électorale
- 8 février 2009, Conférence nationale à l’occasion de laquelle seront présentés les candidats du Mouvement démocrate aux élections européennes.
Un Conseil national aura lieu avant la Conférence nationale pour accorder les investitures. Les candidatures à la candidature doivent être adressées à Jean-Marie Vanlerenberghe, vice-président du Mouvement Démocrate, 133 bis rue de l’Université – 75007 PARIS.
Elles doivent comprendre une lettre motivant la candidature ainsi qu’un CV avec photo.
Débat sur le projet européen
François Bayrou a d’abord évoqué la stratégie dans cette consultation visant à s’engager pleinement dans la campagne afin de réaliser le meilleur score possible, de faire élire des parlementaires européens en capacité d’exercer le mandat avec professionnalisme mais aussi de rencontrer l’opinion et d’agir dans une véritable équipe à portée nationale.
François Bayrou a fait le point sur les liens entre les partis démocrates à l’échelle de l’Europe et avec le Parti Démocrate Européen qui avait la vielle du conseil adopté sa « Déclaration de principes ».
Sur le projet, il est rapidement apparu un consensus autour de l’idée que l’Europe est un idéal que nous portons et que notre famille politique a toujours fait progresser. Mais ce projet a besoin d’un nouveau souffle et d’une réalité auprès des populations. Nous ne pouvons pas nous contenter de l’Europe telle qu’elle est.
Nous devons donc montrer à quel point l’Europe permet de protéger les européens dans un monde bouleversé soumis aux crises financières, économiques, écologiques et sociales, et, également, de promouvoir un modèle de développement durable.
Nous devons montrer une volonté de démocratiser l’Europe, ses pratiques, son fonctionnement, ses institutions et en particulier la Commission.
Nous devons aussi expliquer l’Europe, en faire la pédagogie et en révéler les apports auprès des citoyens.
Tout cela doit nourrir les multiples groupes de travail qui fonctionnent en ce moment avec l’apport des militants mais aussi structurer l’action de terrain avec la désignation de délégués par canton pour démultiplier la campagne.
Les sondages nous créditent déjà de 12% contre 22% pour l’UMP et le PS. Nous devons et nous pouvons progresser nous avons sur l’Europe une vision libre et homogène contrairement à eux.
Débat sur la crise
Ce débat a surtout permis de porter une critique sur le plan de relance.
D’évidence, ce plan n’est pas à la mesure de l’enjeu. Sur 26 milliards annoncés en grande pompe, seulement 4 représentent un effort de l’Etat avec un véritable effet de levier. Pour le reste c’est soit l’accélération du paiement de sommes dues, soit une exhorte auprès des entreprises et des collectivités territoriales à développer l’investissement et, pour les premières, l’emploi.
Or il est de notoriété publique que les collectivités auront beaucoup de difficultés à maintenir l’investissement à son niveau de 2007-2008, elles ne pourront pas déployer plus de moyen en investissant 2,5 milliards supplémentaires. Il est évident que les entreprises auront du mal, dans une gestion très tendue, à dégager des ressources pour se préparer à la sortie de la crise, leur problème étant de se maintenir à flot notamment pour restaurer leur trésorerie et détruire le moins d’emplois possible.
Il est surtout impensable que l’ersatz de l’excellente idée portée par François Bayrou de créer 2 emplois sans charge et sans condition de seuil de salaire par entreprises puisse porter ses fruits, réduit, dans le plan de relance, à un an d’exonération et à une fois et demi le smic, ce qui ne donne aucune visibilité aux entreprises dans un contexte de crise et crée une nouvelle trappe à bas salaire.
Ce plan de relance ne représente dans son apport supplémentaire réel que 0,25% de PIB, une goutte d’eau dans le contexte de crise global, que seule la communication effrénée voudrait transformer en fer de lance.
Décision statutaire
Il a été décidé de prolonger le mandat provisoire du Comité de conciliation et de contrôle pour permettre d’instruire les candidatures.
Prise de parole sur le projet Européen :
Concernant le projet j’ai voulu souligner qu’il fallait restaurer l’image de l’Europe fortement dégradée, cette idée a été développée par Marielle de Sarnez en conclusion du conseil.
« L’Europe n’est plus un idéal pour les Européens. Ce constat malheureux est renforcé quand on voit que Barak Obama est plus attendu dans cette période de crise que ne l’est l’Europe et ses institutions. Nous pouvons le regretter mais les bénéfices de l’Europe sont aujourd’hui vécus comme des acquis.
Il faut se garder de considérer tous les partisans du non du référendum sur le traité constitutionnel comme des adversaires de l’Europe. Certains vont déguiser leur défiance par des propositions alternatives qui peuvent vider l’Europe de sa substance tout en préservant une façade pseudo européenne. D’autres vont vouloir promouvoir un nouveau plan B qui ne sera jamais partagé par nos partenaires et donc qui ne sera pas appliqué mais qui sauvera les apparences idéologiques. Dans tous les cas, il y aura duperie.
Nous devons expliquer les apports de l’Europe mais nous ne devons pas défendre l’Europe telle qu’elle est.
Or les attentes de nos concitoyens sont simples :
- Ils veulent que l’Europe montre une maîtrise des problèmes et des enjeux pour gagner en crédibilité
- Ils veulent que l’Europe les défende quand ils subissent une menace comme celle de cette crise économique
- Ils veulent surtout que l’Europe les protège en prévenant les risques économiques, écologiques, sociaux comme elle a su les protéger des conflits et des guerres ce qu’ils considèrent aujourd’hui comme un acquis.
Nous devons donc défendre l’idée que l’Europe a été un facteur de sécurité mais est toujours capable de protéger des nouvelles agressions.
Nous devons montrer que l’Europe est porteuse d’une identité démocratique dans le monde et donc est la mieux capable de porter un modèle de développement durable réhabilitant le long terme dans les décisions des acteurs économiques et sociaux.
Nous devons proposer que l’Europe soutienne ses concitoyens mais aussi les gouvernements qui la composent lorsque ceux-ci participent à l’effort collectif. Il faut montrer que l’Europe est une solution et pas un problème, qu’elle est garante de l’intérêt général et non de l’équilibre des intérêts particuliers. » (Christian Delom, Conseil National du 6 décembre 2008).
23:16 Ecrit par Michin dans Conseil national | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cr, modem, christian delom, conseil national














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