« Ce soir, rendez-vous à Nanterre (92) | Page d'accueil | Pourquoi voter au Conseil national : Paroles de militants »
15.01.2008
Café démocrate à Clamart
"Les adhérents sont notre force !" ont fait, hier soir, escale à Clamart. Venus de Paris, du Val-de-Marne, de Seine-Saint-Denis et bien entendu des Hauts-de-Seine, nous étions une bonne quarantaine à soutenir Christian Delom, tête de liste aux élections municipales, et Vincent Wehbi, candidat à l'élection législative partielle.
Christian Delom a pris la parole le premier, commençant par citer ceux qui l'entouraient, dont l'ancien député-maire, Jean-Pierre Foucher, venu pour un soutien amical.
Christian a ensuite brossé un portrait de la situation politique de sa ville, caractérisée par un superlatif de la bipolarisation, la droite étant ici menée par le député invalidé qui a notamment refusé de voter l'inscription de l'abolition de la peine de mort dans la constitution. Le maire de gauche est une gauche très sectaire et lui-même répond à un bon mot dont Christian est assez fier : la "gauche bling-bling", mélange donc de gauche très dure et d'exposition people.
Christian a donc décidé de mener une liste de rassemblement se posant en alternative d'une bipolarisation hyperbolique. Sur sa liste, figure des gens de droite et de gauche, même encartés ailleurs. Du bayrouisme à l'état pur, sur la simple logique qu'il n'existe pas une chaussée de droite ou de gauche, mais qu'il n'existe qu'une chaussée bien ou mal entretenue. Il fustige la tendance de la municipalité à vouloir rompre l'équilibre architectural, sociologique et esthétique de la ville, en axant sur les logements sociaux de bas de gamme afin de se créer une clientèle électorale.
Parle ensuite Vincent Wehbi, conseiller municipal de Fontenay-aux-Roses et candidat à la législative partielle. Pour lui, la situation politique municipale est très différente : le maire socialiste est strauss-kahnien, assez démocrate. Et d'ailleurs, ayant obtenu de lui certaines inflexions nécessaires, il vote son budget depuis deux ou trois ans, ce qui lui a longtemps valu les foudres de l'ancien patron de l'UDF des Hauts-de-Seine Santini. L'exclusion y était prompte dès lors que l'on sortait du béni oui-oui complet vis-à-vis du RPR, puis de l'UMP.
Après Vincent, son suppléant, Jacky Boulay, conseiller municipal de Châtillon, s'exprime. On entend alors un exposé de très haute technicité politique sur divers aspects de la gestion de sa ville. Ainsi, il évoque la question du tramway, ou plutôt du trolleybus, qui paraît ici centrale. Il n'y a pas de RER, ni de métro: pour se rendre à Clamart, il faut emprunter un train de banlieue à la gare Montparnasse.
Pour arriver jusqu'à Clamart, le tramway doit traverser Châtillon. Or il s'agit d'une saignée de 32 mètres de large qui découperait la ville, ce qui sonne comme quelque chose d'assez peu tolérable en effet. Il contrepropose une formule intelligente en suggèrant que les systèmes de tramway obéissent à une coordination et que les solutions locales adoptées soient communes.
Christian Delom passe ensuite la parole à Bruno Leclerc du Sablon, un vétéran de l'écologie, militant depuis quarante ans, ancien collaborateur de René Dumont pour la campagne présidentielle de 1974, et ancien collaborateur de feu Michel Crépeau, en son vivant maire radical de gauche de La Rochelle et grand expérimentateur de solutions écologiques. Il a pris sa carte du MoDem et figure sur la liste de Christian Delom.

La suivante à s'exprimer est une mère membre de la FCPE, femme de gauche scandalisée par l'attitude autocratique du maire. Puis vient François Bartoli qui affirme avec fierté que le peu de politique de la ville qui existe à Châtillon, c'est lui-même, sous sa casquette professionnelle et administrative, qui l'a mis en place. Ensuite un jeune, Maxime Lesour, témoigne sur les insuffisances de la gestion sociale par la gauche municipale.
C'est également l'opinion de l'orateur suivant, Olivier Harland, un handicapé qui s'exprime avec beaucoup de difficulté. Il a longtemps vécu à Montrouge et c'est dans cette localité qu'il a adhéré au MoDem. Il s'en prend avec vigueur à la droite locale, parce qu'elle reflète les défauts de Sarkozy. Il s'en prend aussitôt à la gauche bureaucratique et faussement active, enfermée dans les apparences : "ce n'est pas en créant une commission du handicap au Parti Socialiste qu'on règle les problèmes des handicapés". C'est pourquoi il a quitté la gauche, d'ailleurs dégoûté aussi par la logique des courants.
Denis, lui, vient de l'UMP. Il s'y sentait mal. Il exprime sa conviction que Christian Delom sera maire de Clamart.
Guillaume Desrosiers, longtemps commentateur assidu du blog de Quitterie et désormais blogueur lui-même, a fait la campagne à Clamart en 2001 "pour une gauche alternative" avec ... justement le maire socialiste. Il s'avoue heureux d'avoir rejoint le MoDem. Il n'est pas candidat aux municipales, mais apprécie particulièrement l'engagement de Christian Delom pour le social et le développement durable.
Marc Decagny, agent de célébrités, lui, figure sur la liste. Il veut s'engager pour la culture à Clamart trouvant qu'à part des affiches dépliant la bobine du maire à longueur de rues, rien n'y est fait.
Non épuisés par une telle avalanche de discours, nous en venons à l'élection du Conseil National.
Christian Delom rappelle qu'il a fait partie des Démocrates en Mouvement qui se sont beaucoup investis pour l'élaboration des statuts du MoDem avant le congrès fondateur. Il épingle l'"Île-de-France en Mouvement" qui a multiplié les esbrouffes, notamment en organisant un café démocrate dans un café ... qui était fermé.
Après cette introduction, il tente de passer la parole à deux Jeunes Actifs franciliens, dont Christophe Oheix qui en un autre temps a fait liste commune avec Quitterie, mais celui-ci refuse de s'exprimer avant elle. Quitterie se lève et s'engage.
Elle veut que cette campagne interne ait été en même temps une campagne externe, qu'elle ait permis de créer des réseaux de solidarité, notamment en apportant le soutien aux candidats sur leur terrain. Elle-même, dans cette même logique de mutualisation, n'est pas candidate aux municipales pour se permettre de rester au service des autres candidats ; prolongeant sa réflexion, elle évoque le fait que par exemple, un candidat qui se plaint de ne pouvoir joindre le service de presse du MoDem pourrait par ce réseau atteindre quelqu'un qui, lui (ou elle), disposerait d'autres connexions directes avec la presse, ou bien d'adresses d'imprimeurs ou de fournisseurs.
Elle ajoute que les "citoyens démocrates" de la liste "les adhérents sont notre force", qu'elle conduit, sont très attachés au principe de transparence. Enfin, elle conclut en trouvant que le paysage politique des Hauts-de-Seine est "à pleurer" et en encourageant les candidats à "faire des performances dans leurs villes".
Christophe Oheix développe quelques aspects du projet de sa liste, surtout la formation des adhérents, débat que nous avons déjà eu la veille à Ivry-sur-Seine. Il met en avant Maxime Lesour, qui se félicite d'ailleurs de la démocratie interne qui lui permet de soutenir d'un côté Christian Delom aux municipales et de l'autre les JAF.
Olivier Harland reprend la parole, lui aussi, pour défendre la liste "Hauts-de-Seine démocrates", sur lquelle il figure. Il est heureux que Chantal Brault, qui conduit cette liste, ait ainsi donné l'occasion à des adhérents de se présenter. Par ailleurs, il apprécie le pluralisme et les débats, bien qu'il soit entièrement contre le principe de courants stables.
Dernier à s'exprimer, Joël Girault, de Montrouge, se lève pour féliciter Christian Delom d'avoir organisé ce débat qui n'a pas pu avoir lieu à Montrouge... Il se réjouit que le MoDem puisse monter des listes là où l'UDF ne le pouvait pas.
Envisager l'avenir, selon l'expression de Quitterie, c'est vouloir ensemble en faire une réalité.
Vous pouvez lire également:
Compte-rendu d'Hervé Torchet
Compte-rendu de Jérôme Charré
13:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : quitterie delmas, les adhérents sont notre force, modem, clamart, christian delom











Les commentaires sont fermés.